Épreuve contradictoire · Remplacé · 29 septembre 2026

Épreuve contradictoire EC-03 — De la dépense à la production française

Pour chaque euro déjà classé comme dépense supplémentaire, que devient le volume français ? Verdict : non tranché. Le contenu, l’élasticité et le travail se lisent catégorie par catégorie.

Version 2026-09-29 — version antérieure

Verdict de cette version : Non tranché. C’est le risque macroéconomique central.

Cette version est fixe. Une révision sera une autre version. La publication ne signifie pas que le test est clos.

Adresse : /documents/red-team-03/v/2026-09-29

Avancement

  • Contenu français par catégorieMoyennes 2019 citées ; marge vide
  • Élasticité du volumeNon tranchée
  • Travail (surtout BTP)Tension constatée ; besoin vide
  • €1 dépensé → €X volume FRVide — attend le vecteur EC-02

Critiquer29 septembre 2026. Note interne. Elle n’estime pas de coefficient, et elle ne définit pas le critère de succès du Pacte.

CritiquerHypothèse sous test : une dépense supplémentaire financée par le crédit devient, pour l’essentiel, de la production française additionnelle.

CritiquerVerdict de cette passe : non tranché, et c’est le risque macroéconomique central. Le contenu en valeur ajoutée française et la capacité à augmenter le volume sont deux questions indépendantes. Le travail disponible en est une troisième. L’engagement productif n’est pas un usage souhaitable des fonds à côté du stimulus. Sans réponse de l’offre domestique, la mobilisation du bilan peut produire des importations, une inflation d’actifs et une pression sur les prix à la consommation, plutôt que le PIB réel demandé. La cellule « part française » reste vide. v0.1 calcule encore 700 × 0,65 × 0,35. Ce produit reste un input non testé. Il n’est pas lu comme un effet sur le PIB, tant que chaque flèche n’a pas d’appui empirique.

CritiquerChaîne, à ce stade :

  1. CritiquerScénario de crédit de 700 Md€.
  2. CritiquerTest 1 — les ménages peuvent-ils l’emprunter ? Non tranché. Le collatéral agrégé a survécu.
  3. CritiquerTest 2 — s’il est emprunté, quelle part est dépensée ? Non tranché. 175 / 350 / 525 Md€ sont des sondes.
  4. CritiquerTest 3 — si elle est dépensée, quelle part devient du volume français supplémentaire ? Non tranché.

CritiquerDeux questions, plus le travail

CritiquerLa fuite de valeur ajoutée et la contrainte d’offre ne sont pas le même problème. Une branche peut avoir un contenu français très élevé et être incapable d’augmenter vite son volume. La construction en est l’exemple. À l’inverse, une consommation de biens manufacturés peut répondre vite en quantités, avec une grande partie de la réponse à l’étranger.

CritiquerLe test a donc deux questions indépendantes :

  1. CritiquerComposition. Où vont les 175, 350 ou 525 Md€ de dépense supplémentaire ?
  2. CritiquerÉlasticité. Pour chaque destination, de combien le volume français peut-il augmenter, plutôt que les importations, les prix, ou la valeur d’actifs déjà existants ?

CritiquerS’y ajoute la capacité de travail. Même là où la production est presque entièrement domestique — construction, rénovation, services aux personnes, santé, hébergement-restauration — la contrainte peut être la main-d’œuvre disponible, pas les machines ou le sol. C’est le lien avec l’engagement emploi et compétences du Pacte. Ce n’est pas un quatrième usage des fonds. C’est une limite sur les usages domestiques.

CritiquerQuatre issues, pas un taux

CritiquerLe test 2 s’arrête à la dépense supplémentaire. Ce test demande ce que cette dépense devient :

  1. Critiquerde la production française en volume ;
  2. Critiquerdes importations ;
  3. Critiquerdes prix ;
  4. Critiquerla substitution d’une dépense ou d’un actif qui existait déjà.

CritiquerLe contenu moyen de la demande passée ne choisit pas entre ces quatre issues. Il dépend du panier, et le panier est précisément ce que le test 2 a laissé inconnu.

CritiquerCe qui est établi

CritiquerInsee Analyses n° 89, octobre 2023, insee.fr/fr/statistiques/7702892. En 2019, 78 % de la demande intérieure finale correspond à de la valeur ajoutée française et 22 % à de la valeur ajoutée étrangère. La part française est de 38 % pour les biens manufacturés, de 50 % pour l’énergie, de 58 % pour les biens agricoles, de 80 % pour les services marchands et de 96 % pour la construction. Ce sont des contenus moyens de la demande finale, pas la propension marginale à importer d’un euro de crédit nouveau.

CritiquerChapelle, Eyméoud et Wolf, « Land-use regulation and housing supply elasticity: evidence from France », THEMA Working Paper n° 2023-08, mai 2023. L’élasticité moyenne de l’offre de logement, pondérée par la population, est d’environ 0,5 dans les aires urbaines françaises : une hausse de prix de 1 % s’accompagne d’environ 0,5 % de construction ou de population supplémentaire. L’élasticité va d’environ 0,3 à Nice à environ 0,8 à Nantes parmi les trente plus grandes aires. Les auteurs attribuent l’essentiel de cette rigidité aux règles locales d’usage des sols, pas à la géographie. C’est une élasticité de long terme entre aires urbaines. Ce n’est pas le taux de fuite du Pacte, et ce n’est pas une élasticité nationale de court terme.

CritiquerLe Pacte public le dit déjà, sans le chiffrer : un euro emprunté n’est pas un euro de PIB, une partie part en importations, et le crédit n’est utile que si l’offre répond. La hausse des prix immobiliers n’y est pas traitée comme de la croissance réelle. L’engagement « Production » demande une capacité domestique accrue pour absorber la demande sans dérive des prix ni des importations.

CritiquerPourquoi le panier décide

CritiquerSi la dépense va vers des biens manufacturés, le contenu français moyen de 2019 n’est que 38 %. La fuite principale est l’importation.

CritiquerSi elle va vers la construction ou la rénovation, le contenu français moyen est de 96 %. La fuite principale n’est pas l’importation. C’est le prix, là où l’offre de logement répond peu. Une demande supplémentaire adressée à un stock inélastique enrichit les propriétaires déjà en place et renchérit l’accès des autres. Elle n’augmente la capacité productive que si des logements, de l’énergie ou d’autres capacités sont effectivement ajoutés.

CritiquerSi elle achète un logement ou un actif financier déjà existant, il n’y a ni production nouvelle ni importation du bien lui-même. C’est un transfert. Le test 2 a déjà noté que, dans les enquêtes européennes, le collatéral du logement principal sert souvent un autre bien immobilier.

CritiquerLe 0,65 de v0.1, « domestic additional-spend share », mélange ces cas. Le laisser en place comme input non testé est correct. Le remplacer par 78 %, par 38 %, ou par 0,5 serait une fausse précision. Aucun de ces chiffres n’est la part de la dépense du Pacte qui devient du PIB français en volume. Le produit 0,65 × 0,35 n’est plus lu comme un effet sur le PIB.

CritiquerPaniers à stresser, pas un panier retenu

CritiquerAucun partage français des retraits d’équité n’est observé. Les cas ci-dessous sont des destinations plausibles, tirées des usages déjà documentés. Ils servent à voir si l’engagement productif doit être simplement important, ou très grand. Ils ne sont pas des poids.

Critiquer
DestinationCe qu’on en saitContenu français moyen, 2019Contrainte de volume
Rénovation, constructionUsage fréquent quand de l’équité est retirée au Royaume-Uni au moment d’un refinancement : la dépense additionnelle se voit dans le non-durable et dans des virements qui correspondent souvent à des travaux. Bracke, Everitt, Fazio et Varadi, Bank of England Staff Working Paper n° 1 105, décembre 2024. Ce n’est pas un partage français.Construction : 96 %Offre de logement urbaine d’environ 0,5. Et le travail : en juillet 2024, 71 % des entreprises de construction déclarent des difficultés de recrutement, et 33 % une activité limitée par le manque de personnel (48 % en juillet 2022). Dares, situation du marché du travail, enquête de conjoncture de l’Insee.
Bien manufacturé importablePas un usage mesuré du Pacte. C’est le cas où la quantité peut répondre vite.Biens manufacturés : 38 %La réponse peut être réelle et située à l’étranger.
Logement ou actif déjà existantDans le HFCS, le collatéral du logement principal sert souvent un autre bien. Causa, Woloszko et Leite, 2019.Ni production nouvelle, ni importation du bienLe prix de l’actif.
Activité professionnelleUsage important en France parmi les prêts gagés sur le logement principal pour un autre objet. Même source.Dépend de la brancheDépend de la branche, et du travail.

CritiquerLa ligne dangereuse est la première. Cent euros de travaux ont un contenu français très élevé et, en France aujourd’hui, une offre de logement rigide et une main-d’œuvre déjà rare. La section suivante dit de quelle taille est « très grand ». Si le panier ressemble à la deuxième ligne, le problème est l’importation, et un programme d’offre domestique ne rattrape pas un bien qui n’est pas produit ici. Si le panier ressemble à la troisième, il n’y a pas de PIB réel à attendre. Tant que la composition n’est pas observée, on ne sait pas laquelle de ces exigences s’applique. On sait qu’elles ne sont pas interchangeables.

CritiquerMise à l’échelle, si tout le probe allait aux travaux

CritiquerHypothèse de stress, pas une prévision : la totalité de la dépense supplémentaire des sondes 25 / 50 / 75 % est adressée à la construction neuve ou aux gros travaux. Aucun poids n’est posé sur ce panier. Les autres destinations restent ouvertes.

CritiquerLe flux de référence est celui de 2024, SDES, rapport du compte du logement 2024, statistiques.developpement-durable.gouv.fr :

  • Critiquerconstruction de logements neufs, hors terrains et frais : 54,8 Md€ ;
  • Critiquergros travaux d’entretien-amélioration : 67,2 Md€ ;
  • Critiquerensemble de ces deux flux, qui sont de la production : 122,0 Md€ ;
  • Critiqueracquisitions de logements anciens, terrains compris : 198,9 Md€. Ce dernier chiffre n’est pas de la production. Il ne sert pas de dénominateur.

CritiquerLes sondes sont un cumul 2027–2040, pas une dépense d’une seule année. Le crédit du scénario culmine à 90 Md€ en 2031 et en 2032. La dépense supplémentaire de ces deux années est donc 22,5 Md€ à 25 %, 45 Md€ à 50 %, et 67,5 Md€ à 75 %. Étalé sur quatorze ans, le cumul de 175 Md€ fait 12,5 Md€ par an. Le chemin n’est pas plat : le pic compte plus que la moyenne, parce que le travail et les chantiers ne se stockent pas d’une année creuse vers une année pleine.

CritiquerRapporté au flux de 122 Md€ :

Critiquer
SondePic annuelPart du flux 2024Part des seuls gros travaux (67,2 Md€)
25 %, cumul 175 Md€22,5 Md€18 %33 %
50 %, cumul 350 Md€45 Md€37 %67 %
75 %, cumul 525 Md€67,5 Md€55 %100 %

CritiquerLa sonde basse, au pic, est donc de l’ordre d’un cinquième du flux actuel de construction neuve et de gros travaux, et d’un tiers du seul marché des gros travaux. Ce n’est pas, à elle seule, le doublement du secteur. La sonde haute, au pic, est de la taille du marché entier des gros travaux, en plus de lui. Ces parts comparent des flux de même nature. Elles ne sont pas converties en emplois ni en mises en chantier : l’emploi publié couvre toute la construction, pas seulement le logement neuf et les gros travaux, et le montant d’une année n’est pas le coût des chantiers commencés cette année-là.

CritiquerLe travail reste une contrainte qualitative, pas un effectif déduit du pic. Fin 2024, l’emploi salarié de l’ensemble de la construction est de 1,541 million, en baisse de 27 000. Insee, estimations d’emploi. En juillet 2024, 33 % des entreprises du secteur déclarent une activité limitée par le manque de personnel, et 71 % des difficultés de recrutement. Ces faits disent que le secteur n’a pas l’air en sous-emploi. Ils ne disent pas combien d’emplois un pic de 22,5 Md€ exigerait.

CritiquerLa durée de quatorze ans change la lecture du cumul. 175 Md€ font 12,5 Md€ par an en moyenne, soit environ un dixième du flux de 122 Md€. Le même cumul, au pic, fait 22,5 Md€. Le Pacte n’a donc pas besoin d’une capacité productive capable d’absorber 700 Md€. Il a besoin, à chaque date, d’une capacité marginale à la hauteur de la dépense de cette date. C’est une proposition plus étroite, et elle se falsifie sur la forme du chemin, en particulier sur les deux années où le crédit atteint 90 Md€. Le chemin n’est pas modifié pour rendre le test plus facile. On mesure d’abord ce que le chemin actuel demande.

CritiquerCe que cette passe ne fait pas

CritiquerElle ne remplit pas la cellule vide. Elle ne calcule pas le taux de transmission minimum. Elle ne réécrit pas le chemin de 700 Md€ pour adoucir le pic. Elle ne traite pas 78 %, 18 % ou 71 % comme des paramètres du modèle. Elle n’optimise pas v0.1.

CritiquerClassement

  1. CritiquerÉtabli. Le contenu français dépend du produit. L’offre de logement urbaine est rigide. En juillet 2024, le manque de personnel limitait déjà l’activité d’un tiers des entreprises de construction, et 71 % signalaient des difficultés de recrutement. Le Pacte exige déjà que l’offre accompagne la demande.
  2. CritiquerPlausible, non démontré. Une partie d’une dépense supplémentaire serait de la production française. La part est inconnue, parce que le panier est inconnu.
  3. CritiquerHypothèse faible. Appliquer 78 %, 38 %, 96 % ou 0,5 à 175, 350 ou 525 Md€ et appeler le résultat un effet sur le PIB. Lire 0,65 × 0,35 comme cet effet.
  4. CritiquerPotentiellement fatal, non démontré. Si le panier est manufacturier, la fuite est l’importation. S’il est la construction ou la rénovation, le contenu français est élevé et le volume peut quand même ne pas suivre, à cause du sol et du travail. S’il achète un actif existant, il n’y a pas de volume. Dans ces cas, une conversion élevée du crédit en dépense laisse le mécanisme sans PIB réel français. L’engagement productif doit alors être à la taille de la contrainte qui s’applique, et cette taille n’est pas encore connue.
  5. CritiquerDonnées requises. La composition réelle d’un retrait d’équité proche du produit du Pacte. Puis, destination par destination, le contenu en valeur ajoutée, l’élasticité de l’offre et la marge de travail. Le critère de succès numérique vient après.

Sources citées

Versions

  1. 2026-09-29 · 29 septembre 2026 · Remplacé

    Première version. Cellule « part française » vide. Remplacée pour lire EC-02 par catégorie.

  2. 2026-10-03 · 3 octobre 2026 · Document de travail

    Reçoit seulement la dépense supplémentaire d’EC-02. Contenu / volume / travail par ligne. 78/38/96 % restent des moyennes 2019. Pic BTP en stress seulement.