Épreuve contradictoire · Remplacé · 1 octobre 2026

Épreuve contradictoire EC-04 — La falaise de 2040

Quand le crédit additionnel redescend à zéro, qu’est-ce qui remplace sa contribution ? Verdict : non tranché. Le chemin n’est pas redessiné.

Version 2026-10-01 — version antérieure

Verdict de cette version : Non tranché. Le calcul porte sur les flux annuels, pas sur le remboursement du stock.

Cette version est fixe. Une révision sera une autre version. La publication ne signifie pas que le test est clos.

Adresse : /documents/red-team-04/v/2026-10-01

Avancement

  • Chemin de créditInchangé
  • Impulsion de dépense qui disparaîtVide
  • Ce qui remplace le fluxNon établi
  • Test de sortieCommence en 2033

Critiquer1er octobre 2026. Version `2026-10-01`. La version `2026-09-29` reste le texte antérieur. Le chemin chiffré n’est pas modifié. Cette version fige la définition : la colonne « crédit net » du scénario est le flux net de part à intérêts seuls.

CritiquerNote interne. Le chemin de crédit n’est pas modifié.

CritiquerThe path is not redrawn to make 2040 easier.

CritiquerLes tests 1 à 3 demandent si l’expansion du bilan peut être créée et absorbée. Ce test demande si l’économie devient dépendante de sa continuation. Ce n’est pas la même question.

CritiquerHypothèse sous test, formulée étroitement : quand le flux annuel de part à intérêts seuls redescend de son pic, puis à zéro, qu’est-ce qui remplace sa contribution à la demande et au PIB nominal ?

CritiquerVerdict de cette passe : non tranché. Le calcul porte sur les flux annuels. Il ne porte pas sur le remboursement d’un stock de 700 Md€. La taille de l’impulsion de dépense qui disparaît reste vide, parce que la part du flux qui devient une dépense supplémentaire, puis une production française, n’est pas connue.

CritiquerLe flux, pas le stock

CritiquerLe scénario public, inchangé dans ses montants, donne le flux net de part à intérêts seuls annuel en Md€ :

Critiquer
AnnéePart à intérêts seuls netteÉcart avec l’année précédente
202725
202845+20
202965+20
203080+15
203190+10
2032900
203380−10
203470−10
203555−15
203640−15
203730−10
203820−10
203910−10
20400−10

CritiquerLa somme de la colonne est 700. Cette somme n’est pas la falaise. Elle n’est pas non plus le crédit habitat consolidé : la part amortissable d’un LTV d’achat n’y entre pas. Au pic, le flux de part à intérêts seuls est 90 Md€ par an. En 2040, il est 0. Un flux nul en 2040 n’est pas, à lui seul, un choc de −90 Md€ cette année-là. Les écarts annuels, une fois le pic passé, sont −10, −10, −15, −15, −10, −10, −10, −10. Le passage de 90 à 0 est cumulé sur la décrue.

CritiquerCe qui peut disparaître, c’est l’impulsion de dépense associée à ce flux, après épargne, achats d’actifs et importations. Si cette impulsion vaut c fois le crédit de l’année, c est encore inconnu : il sortira des tests 2 et 3. S’il est un jour écrit, c est une fonction de transmission, pas un coefficient unique. Rien dans cette note n’impose PIB_t = c × Crédit_t. L’extraction d’une année peut être dépensée sur plusieurs années, et l’investissement peut créer du revenu ensuite. On n’écrit pas c. On n’écrit donc pas un Md€ de PIB.

CritiquerQuatre quantités restent séparées le jour où le test sera rempli : le crédit net nouveau de l’année ; la fraction, encore inconnue, qui devient une demande intérieure supplémentaire ; la variation annuelle de cette impulsion ; les relèves durables mesurées. Cela empêche de comparer le stock cumulé de 700 Md€ à un flux annuel de PIB.

CritiquerLe stock de 700 Md€ reste au bilan par construction : c’est le encours de la part à intérêts seuls. Le service des intérêts de ce stock est un autre flux. Ce n’est pas le remboursement du principal, et ce n’est pas ce test.

CritiquerDeux falaises

Critiquer2040 n’est pas le début du test de sortie. Il commence en 2033, quand le flux annuel baisse pour la première fois. Le chemin laisse alors plusieurs années pour voir si l’activité endogène remplace peu à peu l’impulsion qui se retire, au lieu d’un choc artificiel concentré sur la seule année 2040.

CritiquerLa première falaise est cette décrue. Le crédit baisse de 10 Md€ par an, puis de 15 Md€ en 2035 et en 2036. En 2036, le flux est à 40 Md€, moins de la moitié du pic. On sait que le flux de crédit baisse déjà. On ne sait pas si l’impulsion de demande baisse du même pas, ni la même année.

CritiquerLa seconde est 2040, et après. Le crédit additionnel est nul. L’impulsion associée au flux de crédit du pic n’est plus alimentée par de nouveaux crédits. Son amplitude et son profil temporel restent à établir par les tests 2 et 3. L’activité sous-jacente doit suffire sans un nouveau tour de levier. Le brouillon public le dit : si la stabilité de 2040 exigeait une nouvelle accélération du crédit adossé au logement, le Pacte aurait échoué.

CritiquerLa falsification la plus forte n’est donc pas forcément « le PIB baisse en 2040 ». Elle peut apparaître plus tôt. Si l’activité de 2033 à 2039 faiblit à mesure que les émissions baissent, et si les relèves supposées n’apparaissent pas, le mécanisme aura créé une demande dépendante du crédit. Une résistance pendant la décrue serait un fait à examiner. Elle ne prouverait pas, à elle seule, que le Pacte en est la cause.

CritiquerCe qui pourrait remplacer l’impulsion

CritiquerÀ mesurer, pas à supposer :

  • Critiquerun investissement productif et un stock de capital plus élevés ;
  • Critiquerun emploi et des revenus du travail plus élevés ;
  • Critiquerla productivité ;
  • Critiquerune offre domestique supplémentaire ;
  • Critiquerune activité privée induite pendant la transition ;
  • Critiquerune amélioration budgétaire durable.

CritiquerNe comptent pas comme remplacement : une hausse des prix des logements, un refinancement, ou un relèvement du plafond de levier. Ces trois issues contourneraient le test. Elles remettraient l’économie sur un nouveau flux de crédit au lieu de montrer qu’elle s’en passe.

CritiquerCe que cette passe ne fait pas

CritiquerElle ne remplit pas la fonction de transmission. Elle ne choisit pas un seuil du type « croissance sous-jacente en 2040 supérieure à X ». Ce seuil viendrait après d’autres tests de falsification, pas avant, et pas à partir de ce que le modèle produit. Elle ne reconstruit pas les plafonds d’emprunteurs à 30, 40 et 50 % à partir d’agrégats : ces cellules restent vides tant que les microdonnées manquent. Elle ne modifie pas v0.1.

CritiquerThe path is not redrawn to make 2040 easier.

CritiquerClassement

  1. CritiquerÉtabli, comme arithmétique du scénario. Le pic est 90 Md€ de part à intérêts seuls nette en 2031 et en 2032. La décrue commence en 2033. Le flux est nul en 2040. Le cumul de 700 Md€ n’est pas l’impulsion qui disparaît une année donnée.
  2. CritiquerPlausible, non démontré. Une partie du flux manquant pourrait être relayée par le capital, l’emploi, la productivité, l’offre ou le solde public laissés par la transition. Aucune de ces grandeurs n’est mesurée ici.
  3. CritiquerHypothèse faible. Traiter 700 Md€ comme la somme à remplacer en 2040. Lire « 90 puis 0 » comme un choc de 90 Md€ en une seule année. Compter les prix immobiliers, un refinancement ou un levier plus haut comme la relève du flux.
  4. CritiquerPotentiellement fatal, non démontré. Si, une fois le flux nul, la demande ne tient qu’avec un nouveau crédit adossé au logement, le Pacte échoue à son propre test. Le même échec peut apparaître dès la décrue, entre 2033 et 2039, si l’activité faiblit avec les émissions et si les relèves ne se mesurent pas.
  5. CritiquerDonnées requises. La fonction de transmission des tests 2 et 3, toujours vide. Puis, le long du chemin inchangé, les quatre quantités séparées ci-dessus. Pas un seuil de succès choisi après coup.

Sources citées

  • Scénario public de crédit net annuel, 2027–2040, inchangé. Le pic est 90 Md€, puis la décrue jusqu’à zéro.

Versions

  1. 2026-09-29 · 29 septembre 2026 · Remplacé

    Première version publique. Zéro crédit en 2040 n’est pas un choc de 90 Md€ cette année-là.

  2. 2026-10-01 · 1 octobre 2026 · Remplacé

    La colonne du chemin est le flux net de part à intérêts seuls. Montants inchangés.

  3. 2026-10-03 · 3 octobre 2026 · Document de travail

    Vocabulaire public français. Fond inchangé.